Un procès de droit à l’image impliquant une de nos associations : le procédurier débouté !
19. Juil 2018 09:52 0 commentaire Auteur ACJAPM

Un procès de droit à l’image impliquant une de nos associations : le procédurier débouté !

Souvenez-vous, en 2013 – c’est resté d’ailleurs dans notre bandeau animé – participé à la création d’une association dont le président fondateur, Abigaïl LOCOGE, avait à l’époque 16 ans…

L’association DSARF a, depuis, grandi et essaimé, avec notamment des antennes en Corse et en Essonne.

Dans le cadre du débat public qui agite l’ïle de la Réunion, DSARF et les autres mis en cause avaient partagé, en novembre 2017, une image de M. Jean-François Nativel prenant en trophée un aileron de requin. Image anodine en soi, d’un acteur public dont il s’agissait de montrer l’ambiguïté des déclarations.

L’affaire, dans un monde normal et sain d’esprit, se serait arrêté là, éventuellement avec une demande amiable de M. Nativel de retirer son image… Cette demande amiable n’a jamais été faite et M. Nativel, déjà connu pour être procédurier, a directement attaqué en référé et assigné cinq acteurs de la « cause requin »  – et pas des moindres – au TGI de Saint-Denis de la Réunion :

 

 

Mme Sophie Dugue et Cédric Peaneau, réunionnais engagés dans la cause des requins.

M. Jérôme Delafosse, écrivain et skipper bien connu, habitant Saint-Malo,

M. Pierre Frolla, champion mondial de plongée en apnée, habitant Monaco ;

L’association DSARF, représentée par son président, Abigaïl Locoge.

A ce moment-là, Abigaïl, qui forme sa jeunesse par les voyages et multiplie les expériences professionnelles dans le monde agricole, en fauconnerie ou encore avec les chiens de traineau, était… à Saint-Pierre et Miquelon !

Bref, M. Nativel a donc assigné à peu près toute la France marine et ultramarine, comptant récupérer les frais de justice et ponctionner 5000€ par mis en cause… Mal lui en a pris, il s’est retrouvé face à plusieurs avocats de la défense, a été débouté et condamné aux dépens.

L’association DSARF a bénéficié de l’aide juridictionnelle. Il faut savoir que des petites structures comme celle-ci peuvent en bénéficier facilement et rapidement. M. Nativel remboursera intégralement cette aide juridictionnelle : l’affaire est donc gratuite pour le contribuable, disons-lui merci.

Cette décision va dans le bon sens en dissuadant les actions procédurières… Ce genre de risque juridique est un des obstacles majeurs pour confier la présidence à un jeune de moins de 18 ans (heureusement, Abigaïl a désormais 21 ans). Si, à l’avenir, la jurisprudence va dans le sens de la diminution de ce risque, cela ne pourra que faciliter la pré-majorité associative.

Rodolphe DUMOUCH

 

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Le cerveau des adolescents est-il « immature » ?

Le cerveau des adolescents est-il « immature » ?

Une vulgate médiatique et plumitive répandue

Pour les médias et les émissions de vulgarisation scientifique, c’est une affaire entendue : les « neurosciences » auraient rendu leur verdict, implacable : le cerveau des adolescents serait  immature. Cette interprétation des faits scientifiques domine et elle est quasiment unanime. Elle est aussi enseignée massivement à l’école, sauf par quelques professeurs de SVT qui ont réfléchi un peu plus à la question.

Certains échantillons, parmi les articles sur le sujet, sont des perles de conservatisme pseudo-scientifique, justifié avec l’autorité de la « science ». Ajoutez-y la blouse blanche, vous aurez le stéréotype du charlatan ;

Voilà une feuille qui est d’anthologie, avec l’inévitable phrase de Platon plus ou moins apocryphe, sur la jeunesse irrespectueuse, répétée  abondamment par tous les philosophes de supermarché :  http://www.labattfamilytalk.ca/fr/walk-the-talk/diff%C3%A9renciez-cerveau-et-muscles.

Toutefois, la palme revient à ce torchon, écrit par un plumitif de Cerveau et Psycho : http://www.scilogs.fr/l-actu-sur-le-divan/adolescents-un-besoin-de-djihad/. Il voit dans les « neurosciences » l’origine évidente du djihadisme chez les adolescents, rien que ça. La solution ? Rétablir le service militaire. Ben voyons. Et l’auteur  arrive à cette performance de sottise en osant citer, de travers, Michel Fize, l’un des rares chercheurs qui, justement, conteste cette approche. Il fallait oser, c’est à cela qu’on l’a reconnu.

Le cerveau des adolescents ne parviendrait, selon beaucoup d’auteurs, à maturité que tardivement, 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons. Finalement, l’Ordonnance de Blois, en 1759, qui plaçait la majorité des filles à 25 ans et celle des hommes à 30 ans (contre 12 et 14 ans avant !), était-elle finalement, compatible avec les données de la science la plus moderne ?

 

Des faits à leur interprétation

Interprétation degré zéro : quand il y a du rouge, on est immature et du bleu on est mature. Interprétation suggérée par la vulgate dominante.

Interprétation dominante : En rouge, la matière grise qui n’a pas subi l’émondage neuronal ; en bleu celle qui a subi l’émondage neuronal, donc mature. Entre les deux, les intermédiaires.

Mais qu’est-ce que ce fameux « émondage neuronal » ? Quiconque connaît un peu les milieux professionnels forestiers a compris que c’est une forme d’élagage, donc il y a des choses qui sont enlevées. En fait, ce sont des neurones.

Quand on émonde un arbre, on favorise aussi la repousse ; sauf que les neurones ne se régénèrent que très peu. Vous avez donc compris : c’est d’une disparition massive de neurones dont il s’agit. Et, donc, moins on en a, plus on est mature et intelligent.

Oui, vous avez bien lu ! Ah mais, vous dira-t-on, ce qui compte, ce sont les connexions… Or, s’il y a moins de neurones, il y aurait plus de connexions. C’est le principe de l’émondage qui favoriserait la repousse.

Ouais mais, objection, on pourrait aussi faire plus de connexions tout en gardant tous ces neurones, non ? Les connexions sont le résultat de la multiplication des dendrites et des axones qui forment des synapses. Or, si les dendrites peuvent augmenter en nombre, ce n’est pas le cas des axones, qui en général sont uniques par neurone.

Allons-y donc pour l’interprétation alternative : et si le cerveau des adultes avait largement dégénéré par rapport à celui des adolescents ? Vous ne lirez, bien sûr, jamais cette interprétation concurrente, pourtant parfaitement recevable.

 

La science sert de prétexte pour justifier une domination de nature sociale

C’est parce que ce sont les adultes qui font des neurosciences et écrivent les articles que seule la version sur le prétendu cerveau « plus mature » est disponible partout.

Si les adolescents avaient le même pouvoir, il est évident que l’interprétation sur la dégénérescence du cerveau des adultes, dont le cortex peut perdre par endroit 90% de ses neurones, serait officiellement admise. C’est donc une pathétique affaire de pouvoir et de rapport de forces dans la société qui ressurgit en sciences, dont l’objectivité peut être alors clairement mise en doute.

 

Entre les deux interprétations, il en existe une médiane : c’est que le cerveau évolue et prend des qualités différentes selon les âges. Cette interprétation mesurée et intelligente, elle, heureusement, on peut aussi la trouver. Il y a aussi des journalistes qui produisent de bonnes copies en retranscrivant le travail de chercheurs capables de produire des travaux inédits. On la trouvera dans la revue  Pour la Science, n°456, octobre 2015. Pour notre bonheur, cet article a été mis en ligne : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-etonnante-plasticite-du-cerveau-adolescent-35918.php

 

Il n’empêche. La théorie fallacieuse du « cerveau immature avant 25 ans », si répandue et manipulée à souhait par les esprits les plus rétrogrades, doit être vigoureusement dénoncée et combattue. Elle peut avoir des conséquences redoutables, manipulées par les démagogues et les politiciens incultes.

Rodolphe DUMOUCH

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Des collégiens de Noé (Haute-Garonne) lancent une excellente réflexion

Des collégiens de Noé (Haute-Garonne) lancent une excellente réflexion

Le Club de discussion du foyer socio-éducatif du Collège De Noé  (31 – Haute-Garonne ), situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, a aussi lancé une réflexion sur le statut des moins de 18 ans en France sous l’arbitrage de M. Christian Belbeze.

S’y ajoute une lettre au député de leur circonscription.

Nos deux structures pourraient collaborer.

Par ailleurs, le Juge Bardout, habitant Toulouse, est déjà engagé depuis des années sur le droit associatif des moins de 18 ans.

 

 

 

 

 

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Excellent reportage sur la pré-majorité réalisé par les élèves du lycée Jean-Moulin de Revin

Excellent reportage sur la pré-majorité réalisé par les élèves du lycée Jean-Moulin de Revin

La vidéo est accessible sur Youtube au lien suivant :

Sujet : droits des jeunes, droits des adolescents, droits des lycéens.

 

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Enregistrement d’une association ardennaise avec un secrétaire de 14 ans !

Enregistrement d’une association ardennaise avec un secrétaire de 14 ans !

Monter une association avant 18 ans et même avant 16 ans, en France, c’est possible, contrairement à l’idée reçue.

Il suffit de ne pas se laisser faire par la préfecture !

 

M. Abigaïl LOCOGE, élève de 16 ans au lycée agricole de Rethel , habitant Saint-Etienne-Arnes, est aussi un passionné de la défense des requins.

Dans les Ardennes, les requins ont existé mais il y a fort longtemps, notamment au Sinémurien, il y a 197 millions d’années, d’où le nom de son association « Du Sinémurien aux requins de France » (enregistrée sous le n°W084000513, parue au Journal Officiel du 25 mai 2013), qui se voudra donc une association liée à la défense (y compris locale) de l’environnement mais avec un intérêt particulier pour les requins de France présents dans les Départements d’Outre-Mer . Son secrétaire est M. Hippolite Geoffroy habitant à Dricourt, âgé de seulement 14 ans (photographie).

La création de cette association n’a pas été de tout repos. Le sous-préfet de Vouziers, Jean-Luc JAEG, interpellé par l’âge des fondateurs, s’est permis de refuser l’enregistrement de l’association, ce qui est illégal, sauf en Alsace Moselle… Accordons toutefois à ce Monsieur, originaire précisément du Haut-Rhin, un circonstance atténuante pour ce vice de Forme qui pourrait s’avérer être une pièce fort utile en cas de bataille juridique à venir…

L’ACJAPM s’en est mêlée et, avec les conseils de Maître Joëlle FERRI, avocat à Charleville-Mézières, un échange épistolaire avec la sous-préfecture est venu à bout de cette affaire ; Rodolphe DUMOUCH a accepté de devenir trésorier de l’association « Du Sinémurien aux requins de France ».

Le président Abigaïl LOCOGE va immédiatement faire vivre son association et l’ACJAPM prend note de l’enregistrement d’un secrétaire de 14 ans, une jurisprudence de plus mettant fort à mal la loi du 28 juillet 2011 dite faussement de « pré-majorité associative ».

Les statuts de l’association de M. Locoge ont repris en grande partie les clauses de l’ACJAPM sur les questions d’âge.

Ci-dessous, l’échange épistolaire avec la sous-préfecture, que cela serve d’exemple de la démarche à réaliser en cas de refus d’enregistrement d’association.

Lettre de JL JAEG :

 

Réponse à JL JAEG (format Word)

 

 

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