La pré-majorité comme sujet de TPE en 1ère ES !
30. Sep 2017 19:38 0 commentaire Auteur ACJAPM

La pré-majorité comme sujet de TPE en 1ère ES !

La nouvelle équipe installée à la tête de l’association le 25 septembre 2017, lors d’une assemblée générale réalisée au cours des Travaux Personnels Encadrés au lycée Jean-Moulin de Revin (08), a décidé d’en faire son sujet de soutenance pour l’examen du baccalauréat, dans le cadre de la série économique et sociale.

Les trois équipiers sont Lucie Chartier (notre nouvelle secrétaire), Clara Leclet (nouvelle vice-présidente) et Dorian Afonso (nouveau président).

Les deux discipline associées à ce travail sont : Histoire-Géographie et Sciences Économiques et Sociales (SES).

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Voici la version finale, consultable en ligne et téléhargeable après soutenance.

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Journal de bord du TPE

Lundi 11 septembre 2017 :

Aujourd’hui, nos professeurs encadrants, Mr. Viet et Mr. Eck, nous ont expliqué les règles et les conditions afin de réussir notre TPE.

Après un long débat, mon groupe et moi nous sommes entendu sur le sujet à traiter ;  »Grande bourgeoisie, grande pauvreté: l’entre soi et l’exclusion », un sujet ayant pour thème spécifique  »l’argent ».

Après discussion, nous avons trouvé notre problématique s’intitulant  »Quand parle-t-on de l’entre soi et de l’exclusion et a qu’elle classe sociale sont-ils spécifique? ».

Nous avons alors pensé à un sujet original, qui a suscité l’engagement de quelques lycées de Jean-Moulin, la pré-majorité. Notre nouvelle thématique s’intitule  »le statut social et le droit des 14-17ans en France et en Europe ».

Désormais nous sommes à la recherche d’une nouvelle introduction que nous rédigerons le 18 septembre.

 

Lundi 18 septembre :

Après notre arrivée en classe, les professeurs font le tour des groupes afin de voir si ceux-ci sont au point.

Après leur passage, nous mettons sur papier toutes les informations qui nous intéressent pour trouver une introduction.

Suite à l’élaboration de notre problématique qui s’intitulera finalement  »Les différences entre les statuts sociaux et les droits juridiques des 14-17 ans en France et sur quelques pays Européen », nous sommes à la recherche de plus d’informations sur ce sujet. Nous venons  de rédiger  notre introduction et nous continuons à nous documenter sur le sujet pour la semaine prochaine.

 

Lundi 25 septembre :

Après notre entrée en classe, Monsieur Dumouch nous a fourni des ouvrages et des articles afin d’approfondir notre sujet. A présent, nous lisons chacun un livre en rapport avec notre sujet pour, par la suite, pouvoir rassembler un maximum d’idées.

 

Lundi 02 octobre :

Après nous être aperçus que le sujet choisi ne nous nous correspondait pas bien, nous avons perdu 4h sans avancer dans le sujet, nous avons décidé d’avoir une discussion avec nos professeurs référents, afin de trouver une solution. Par la suite, nous avons décidé de nous diriger vers le thème : Age, générations et inégalités.

Les objectifs pour la séance prochaine seront de nous distribuer les tâches du sujet et de faire de nouvelles recherches.

 

Lundi 09 octobre :

Nous avons opté pour une problématique correspondant à notre sujet ; celle-ci se nomme « en quoi la jeunesse de mai 68 est-elle identique/différente d’aujourd’hui ?». Nous modélisons également notre introduction. Nous avons décidé de développer deux grands titres : la culture ainsi que la politique et le droit. Nous avançons les recherches à la maison afin de ne pas traîner. Le rassemblement des recherches sera à faire pour la prochaine fois.

 

Lundi 16 octobre :

Dorian est absent, cependant, Lucie et Clara ne chaument pas. Elles continuent les recherches. Clara commence à rassembler les recherches sur mai 68 et Lucie travaille sur les Hippies. Une idée de sondage a été émise et sera mis à profit un peu plus tard dans le TPE, ce sondage interrogera les personnes sur leur style musical, leur style vestimentaire ainsi que leur moyens d’expressions.

Clara devra, pour la semaine prochaine, se pencher sur les moyens de contraception de l’époque jusqu’à nos jours, Lucie continuera les hippies et les punks, et je reprendrais et approfondirais les recherches sur mai 68 jusqu’à nos jours.

 

Lundi 06 novembre :

Clara étant absente, Lucie et moi continuons nos recherches dans l’espoir de très bientôt pouvoir rédiger.

 

Lundi 13 novembre :

Les travaux continuent sur leur lancée avec une partage des tâches : Dorian sur mai 68 et la comparaison avec notre époque, Clara sur les mouvements et revendications féministes, Lucie sur les aspects internationaux.

Lundi 20 novembre, lundi 27 novembre :  Suite des recherches et rédaction

Lundi 4 décembre : pas de TPE (sortie à le centrale nucléaire de Chooz).

Lundi 11 et 18 décembre : Suite des recherches et rédaction.

Lundi 8 et 15, 22 et 29 janvier 2018 : Suite des recherches et rédaction.

Lundi 5 février 2018 :  finalisation et impression.

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Le cerveau des adolescents est-il « immature » ?

Le cerveau des adolescents est-il « immature » ?

Une vulgate médiatique et plumitive répandue

Pour les médias et les émissions de vulgarisation scientifique, c’est une affaire entendue : les « neurosciences » auraient rendu leur verdict, implacable : le cerveau des adolescents serait  immature. Cette interprétation des faits scientifiques domine et elle est quasiment unanime. Elle est aussi enseignée massivement à l’école, sauf par quelques professeurs de SVT qui ont réfléchi un peu plus à la question.

Certains échantillons, parmi les articles sur le sujet, sont des perles de conservatisme pseudo-scientifique, justifié avec l’autorité de la « science ». Ajoutez-y la blouse blanche, vous aurez le stéréotype du charlatan ;

Voilà une feuille qui est d’anthologie, avec l’inévitable phrase de Platon plus ou moins apocryphe, sur la jeunesse irrespectueuse, répétée  abondamment par tous les philosophes de supermarché :  http://www.labattfamilytalk.ca/fr/walk-the-talk/diff%C3%A9renciez-cerveau-et-muscles.

Toutefois, la palme revient à ce torchon, écrit par un plumitif de Cerveau et Psycho : http://www.scilogs.fr/l-actu-sur-le-divan/adolescents-un-besoin-de-djihad/. Il voit dans les « neurosciences » l’origine évidente du djihadisme chez les adolescents, rien que ça. La solution ? Rétablir le service militaire. Ben voyons. Et l’auteur  arrive à cette performance de sottise en osant citer, de travers, Michel Fize, l’un des rares chercheurs qui, justement, conteste cette approche. Il fallait oser, c’est à cela qu’on l’a reconnu.

Le cerveau des adolescents ne parviendrait, selon beaucoup d’auteurs, à maturité que tardivement, 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons. Finalement, l’Ordonnance de Blois, en 1759, qui plaçait la majorité des filles à 25 ans et celle des hommes à 30 ans (contre 12 et 14 ans avant !), était-elle finalement, compatible avec les données de la science la plus moderne ?

 

Des faits à leur interprétation

Interprétation degré zéro : quand il y a du rouge, on est immature et du bleu on est mature. Interprétation suggérée par la vulgate dominante.

Interprétation dominante : En rouge, la matière grise qui n’a pas subi l’émondage neuronal ; en bleu celle qui a subi l’émondage neuronal, donc mature. Entre les deux, les intermédiaires.

Mais qu’est-ce que ce fameux « émondage neuronal » ? Quiconque connaît un peu les milieux professionnels forestiers a compris que c’est une forme d’élagage, donc il y a des choses qui sont enlevées. En fait, ce sont des neurones.

Quand on émonde un arbre, on favorise aussi la repousse ; sauf que les neurones ne se régénèrent que très peu. Vous avez donc compris : c’est d’une disparition massive de neurones dont il s’agit. Et, donc, moins on en a, plus on est mature et intelligent.

Oui, vous avez bien lu ! Ah mais, vous dira-t-on, ce qui compte, ce sont les connexions… Or, s’il y a moins de neurones, il y aurait plus de connexions. C’est le principe de l’émondage qui favoriserait la repousse.

Ouais mais, objection, on pourrait aussi faire plus de connexions tout en gardant tous ces neurones, non ? Les connexions sont le résultat de la multiplication des dendrites et des axones qui forment des synapses. Or, si les dendrites peuvent augmenter en nombre, ce n’est pas le cas des axones, qui en général sont uniques par neurone.

Allons-y donc pour l’interprétation alternative : et si le cerveau des adultes avait largement dégénéré par rapport à celui des adolescents ? Vous ne lirez, bien sûr, jamais cette interprétation concurrente, pourtant parfaitement recevable.

 

La science sert de prétexte pour justifier une domination de nature sociale

C’est parce que ce sont les adultes qui font des neurosciences et écrivent les articles que seule la version sur le prétendu cerveau « plus mature » est disponible partout.

Si les adolescents avaient le même pouvoir, il est évident que l’interprétation sur la dégénérescence du cerveau des adultes, dont le cortex peut perdre par endroit 90% de ses neurones, serait officiellement admise. C’est donc une pathétique affaire de pouvoir et de rapport de forces dans la société qui ressurgit en sciences, dont l’objectivité peut être alors clairement mise en doute.

 

Entre les deux interprétations, il en existe une médiane : c’est que le cerveau évolue et prend des qualités différentes selon les âges. Cette interprétation mesurée et intelligente, elle, heureusement, on peut aussi la trouver. Il y a aussi des journalistes qui produisent de bonnes copies en retranscrivant le travail de chercheurs capables de produire des travaux inédits. On la trouvera dans la revue  Pour la Science, n°456, octobre 2015. Pour notre bonheur, cet article a été mis en ligne : http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-etonnante-plasticite-du-cerveau-adolescent-35918.php

 

Il n’empêche. La théorie fallacieuse du « cerveau immature avant 25 ans », si répandue et manipulée à souhait par les esprits les plus rétrogrades, doit être vigoureusement dénoncée et combattue. Elle peut avoir des conséquences redoutables, manipulées par les démagogues et les politiciens incultes.

Rodolphe DUMOUCH

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